Comment savoir si nous vivons encore dans une Europe des libertés ? La réponse est simple : si vos gouvernements vous suspectent au moindre de vos faits et gestes, c’est que vous êtes un coupable en puissance.
Comment savoir si nous vivons encore dans une Europe des libertés ? La réponse est simple : si vos gouvernements vous suspectent au moindre de vos faits et gestes, c’est que vous êtes un coupable en puissance. C’est le signe qu’ils cherchent à vous imposer un crédit social pour vous ôter toute forme de liberté individuelle.
Comme vous le savez si vous suivez mes analyses, je défends ardemment les libertés individuelles et prône une méfiance saine à l’égard des États et de ceux qui nous gouvernent. Le rôle d’un État est de garantir la liberté de ses citoyens, non de les asservir au profit d’une caste de politiciens qui n’a pour autre objectif que de vivre à vos dépens.
Dans un précédent article, j’ai déjà abordé le sujet de l’euro digital, l’une des pierres angulaires de ce futur crédit social. Avec lui, votre argent ne vous appartient plus vraiment : il appartient à l’Europe, qui peut valider ou bloquer vos achats comme bon lui semble.
Mais une autre brique de ce système autoritaire se met en place, en toute discrétion : la facturation électronique européenne, plus connue sous le nom de “VAT in the Digital Age” ou “ViDA”.
L’objectif affiché de ViDA est de moderniser et d’harmoniser la déclaration de la TVA pour lutter contre la fraude. Sur le papier, l’intention semble louable. Dans les faits, ce projet cache des implications majeures pour nos libertés.
Le principe est simple :
Contrairement au système actuel, où une entreprise déclare globalement son chiffre d’affaires à intervalles réguliers, ViDA impose une transmission en temps quasi réel des données de chaque transaction à l’administration fiscale. Fini l’échange direct et privé de documents entre un fournisseur et son client. Tout doit passer par le Grand Ordinateur central.
Avec ViDA, on passe à ce que l’on appelle les DRR (Digital Reporting Requirements). Ce n’est plus vous qui déclarez, c’est le système qui vous “déclare” en permanence. Le délai de transmission des données passerait à seulement deux jours ouvrables après l’émission de la facture. C’est une laisse électronique ultra-courte qui ne laisse aucune place à l’erreur humaine ou à la moindre souplesse de trésorerie.
Et qui paie pour cette nouvelle infrastructure de surveillance ? Vous. L’implémentation de ViDA devrait coûter aux entreprises européennes environ 11 milliards d’euros sur les premières années. On force les TPE et PME à financer elles-mêmes les outils de leur propre flicage. C’est une taxe déguisée sur la technologie pour nourrir l’hydre bureaucratique.
Le véritable danger de ViDA est qu’il transforme une simple facture en une mine d’informations sur votre vie. Une facture ne contient pas qu’un montant ; elle révèle le “quoi”, le “quand” et le “avec qui” de chaque transaction. Ce système introduit une traçabilité totale de vos comportements.
En centralisant chaque achat de service ou de bien, l’État dispose d’une cartographie précise :
En croisant la facturation électronique (ViDA) avec l’Identité Numérique Européenne et l’Euro Numérique, l’État obtient une boucle de contrôle parfaite. Vous voilà doté d’un crédit social de fait. Gare au moindre faux pas.
Imaginons une entreprise qui achète des services jugés “néfastes” (par exemple, trop émetteurs de carbone). Elle pourrait voir sa note de conformité fiscale automatiquement dégradée, influençant son accès au crédit ou aux marchés publics. C’est la porte ouverte à une “justice algorithmique” où une IA de contrôle peut bloquer une transaction ou geler des droits sans aucune intervention humaine.
Concentrer l’ensemble des transactions européennes dans un système centralisé, c’est offrir aux pirates et aux organisations criminelles la cible parfaite. Imaginez le séisme en cas de faille de sécurité.
Ne soyons pas naïfs. L’État est un piètre gardien de nos données. Les fuites massives d’informations sensibles depuis des organismes publics se comptent par centaines chaque année. En 2025, pour prendre un exemple prospectif, imaginons qu’une fonctionnaire du fisc revende les données fiscales de milliers de citoyens à un groupe mafieux. C’est exactement ce qui s’est déjà produit. Suite à de telles fuites, on a vu en France une vague d’enlèvements et de séquestrations violentes de personnes ayant déclaré détenir des cryptomonnaies en propre (via des wallets comme Ledger). Des gens ont été torturés. L’État, en collectant toujours plus de données, ne garantit pas votre sécurité : il l’expose.
Le changement de paradigme est total. Nous passons d’un système basé sur la confiance a priori (où l’on contrôle en cas de soupçon) à un système de surveillance généralisée a priori, où chaque citoyen est traité comme un fraudeur potentiel.
Depuis la nuit des temps, l’échange commercial est un contrat privé entre deux parties. L’obligation de faire transiter ce contrat par une plateforme étatique est une violation fondamentale du droit de propriété et du secret des affaires.
Ce projet impose également un fardeau technologique et financier qui pénalise les petites structures et favorise l’alliance “Big State / Big Tech”. C’est une barrière à l’entrée qui tue la concurrence, crée des monopoles et, au final, pénalise le consommateur.
Et ne croyez pas que cela ne concerne que les grandes entreprises. La réforme autorise les États à l’imposer pour chaque transaction entre deux professionnels nationaux. De l’artisan qui achète ses matériaux au consultant qui facture une prestation, personne n’échappera à l’œil de Sauron fiscal.
Wolfgang Schäuble, l’ancien ministre allemand des Finances, a un jour dit : « Ceux qui n’ont rien à cacher n’ont rien à craindre ». C’est l’un des sophismes les plus dangereux de notre époque. C’est précisément ceux qui n’ont rien à cacher qui ont tout à perdre : leur liberté, leur sécurité, leur intimité. Quand on se sait surveillé en permanence, on finit par s’autocensurer.
La seule réponse viable est de construire sa propre souveraineté. Si vous avez pour projet d’ouvrir une entreprise délocalisable, ne perdez pas de temps avec l’Europe. Explorez des juridictions plus respectueuses de l’entrepreneuriat. Sur mon Patreon, je partage des analyses détaillées des pays hors UE les plus favorables.
Sans souveraineté financière, il n’y a pas de liberté individuelle. Pour ceux qui souhaitent passer à l’action, voici quelques pistes :
Pour approfondir ces stratégies, apprendre à sécuriser votre business ou découvrir comment délocaliser vos revenus, rejoignez la communauté sur mon Patreon. C’est là que nous construisons ensemble les piliers de votre indépendance.
Si cet article vous a aidé à mieux comprendre les enjeux derrière les décisions de l’UE, n’hésitez pas à le partager.
Et vous, qu’en pensez-vous ? L’Europe se tire-t-elle une balle dans le pied en s’attaquant à son tissu entrepreneurial ? N’est-elle pas en train de tuer sa propre compétitivité ? Laissez votre avis en commentaire.
Pour ne rien manquer des prochaines analyses, suivez-moi sur Twitter, LinkedIn et abonnez-vous à la chaîne YouTube.
Prenez soin de vous, et en attendant la suite, restez libres